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Le 36e festival de Deauville débute ce soir

Festival de Deauville

Derniers préparatifs avant le lever de rideau. Le film Brazil, de Terry Gilliam, est projeté en ouverture du 36e festival du cinéma américain de Deauville, ce vendredi. Hommage sera rendu, durant la semaine, au Monty Python, à l’actrice Annette Bening et au réalisateur Greg Araki. Cette édition s’ouvre aussi vers les séries télé.

 

 

L’image a presque valeur de symbole. En 2009, le festival du cinéma américain de Deauville invitait Harrison Ford pour un hommage. La star était apparue sur le tapis rouge, main dans la main avec sa compagne Calista Flockhart, moins connue pour ses rôles au cinéma que pour ses prestations dans les séries télé Ally Mc Beal et Brothers & sisters.

Septième art et télé vont justement cohabiter tout au long d’une édition 2010 (la 36e) qui s’annonce calme côté people. Des hommages seront rendus à Annette Benning, Terry Gilliam et Gregg Araki. Zac Efron viendra présenter son Secret de Charlie. Le jury, présidé par Emmanuelle Béart, comprend Jeanne Balibar, Tony Gatlif ou Denis Lavant. Mais les poids lourds du cinéma ont choisi d’autres festivals : Venise pour Martin Scorsese et Quentin Tarantino,Toronto pour Nicole Kidman et Ewan Mc Gregor, San Sebastian pour Julia Roberts.

Douze films en compétition

Alors, à défaut d’avoir pu attirer les stars en Normandie, Deauville, à la recherche d’un nouveau souffle, joue la carte de la série télé sous l’intitulé « Deauville saison 1 ». Très en vogue depuis quelques années, elle fait son entrée dans les salles avec des projections d’épisodes inédits de Modern Family, The Good Wife, Sons of Anarchy et Dr House. Une Nuit des Séries est prévue samedi 4. Deux master-class permettront d’échanger avec David Chase, créateur de The Sopranos (samedi 4), et Clyde Phillips, scénariste de Dexter (dimanche 5). Une rencontre réunira scénaristes français et américains.

Cette nouvelle spécificité deauvillaise s’ajoute à la compétition officielle, qui met en lice douze films. Créée depuis 1995 et dédiée au cinéma indépendant, elle a permis de révéler Ça tourne à Manhattan de Tom DiCillo, Dans la peau de John Malkovich de Spike Jonze, Collision de Paul Haggis. En revanche, le film sacré en 2009, The Messenger, d’Oren Moverman, n’a jamais trouvé de distributeur en France.

[via] Jean-Noël Levavasseur, ouest-france.fr

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