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    La Mostra de Venise décerne un prix à Jean Paul Belmondo pour sa carrière

    Jean Paul Belmondo - Lion d'Or La Mostra de Venise

    Jean-Paul Belmondo, 83 ans, avec plus de 70 films au compteur, récompensé ce jeudi par un Lion d’or à Venise, pour l’ensemble de sa carrère (en 50 ans de carrière tous les genres du cinéma, de la Nouvelle vague aux blockbusters).

    Jean-Paul Belmondo dés l’âge de 27 ans, et après des débuts sur les planches, Jean-Luc Godard, alors critique de cinéma, lui confie son premier grand rôle, au côté de Jean Seberg, dans « A bout de souffle », qui deviendra le film emblématique de la Nouvelle vague.

    De la Nouvelle vague aux blockbusters

     

     

     

    Belmondo enchaîne dés ce premier triomphe public et critique, avec plus de trente films au cours des années 60. Il tourne avec Godard en 1961, « Une femme est une femme » et en 1965, « Pierrot le fou ».

    Sous la direction de grands réalisateurs, il révèle très vite ses multiples facettes:
    ❑ « Moderato cantabile » en 1960 de Peter Brook d’après le roman de Marguerite Duras,
    ❑ « Léon Morin, prêtre » en 1961 de Jean-Pierre Melville,
    ❑ « Un singe en hiver » en 1962 d’Henri Verneuil, avec Jean Gabin, qui le voit comme un autre lui-même, à 20 ans.
    ❑ « La sirène du Mississipi » En 1969 de François Truffaut, une autre grande figure de la Nouvelle vague.

    Les films d’aventures

     

     

     

    Acteur très physique, adorant tourner sans doublure, Jean-Paul Belmondo joue dans de nombreux films d’aventures qui vont connaître des succès retentissants auprès du public. C’est d’abord « Cartouche » en 1961 de Philippe de Broca, qui triomphe avec 3 millions d’entrées, puis, avec le même metteur en scène, « L’Homme de Rio » en 1963 avec Françoise Dorléac, qui atteindra les 5 millions d’entrées. Fort de ces succès, il enchaîne avec “Les tribulations d’un chinois en Chine” (Philippe de Broca, 1965), tournage au cours duquel il tombe amoureux de sa partenaire Ursula Andress.

    Les polars

     

     

     

    Les polars vont constituer un autre volet des grands succès de “Bébel”. Il s’attaque au genre avec :
    « L’aîné des Ferchaux » en 1963 de Jean-Pierre Melville, puis, avec le même réalisateur,
    « Le Doulos » en 1963. Il enchaîne avec,
    « Le Cerveau » en 1969 de Gérard Oury, grand succès commercial,
    « Borsalino » en 1970 de Jacques Deray avec Alain Delon,
    « Le Corps de mon ennemi » en 1976 d’Henri Verneuil,
    « Peur sur la ville » en 1975 d’Henri Verneuil, où il exécute quelques cascades risquées.

    Mais si le succès public est toujours là, les critiques commencent à être moins convaincus. “Babel” dira plus tard :« Pour l’intelligentsia parisienne, j’étais devenu un cascadeur ». Il poursuit néanmoins avec …
    « Flic ou voyou » en 1979 de Georges Lautner,
    « Le Marginal » en 1983 de Jacques Deray, ou encore,
    « Les Morfalous » en 1984 d’Henri Verneuil.

    Retour au théâtre

     

     

     

    Adoré par le public, Belmondo est moins présent au cinéma à partir du milieu des années 80, malgré quelques films populaires réalisés par Claude Lelouch :
    « Itinéraire d’un enfant gâté » en 1988,

    « Les misérables » en 1995.

    Près de trente ans après avoir quitté les planches, il remonte sur scène
    en 1987 dans « Kean » mis en scène par Robert Hossein puis,
    en 1989 dans « Cyrano de Bergerac » (1989).

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