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    BIOGRAPHIE DE ANNIE GIRARDOT

    Annie Girardot
    Nom : ANNIE GIRARDOT
    Naissance : Le 25 Octobre 1931
    Décès : Le 28 Février 2011
    Âge ‘décès) : 80 ans
    Signe astrologique : Scorpion
    Pays : France

     

    Annie Girardot est née à Paris le 25 octobre 1931. Avant d’entamer la grande carrière qu’on lui connaît, la jeune femme aux cheveux courts, à la voix grave et à l’allure de garçon manqué s’est d’abord orientée vers des études d’infirmière. Pourtant, très vite, elle abandonne ses projets pour se lancer dans la comédie.

    Elle entre alors au conservatoire de la rue Blanche. Parallèlement, elle monte le soir sur la scène de cabarets comme la Rose rouge, ou le Lapin agile à Montmartre. Elle y fait ses apparitions sous le pseudonyme d’Annie Girard. La jeune actrice participe également à des revues comme Dugudu avec la troupe de Robert Dhéry.

    Juillet 54, Annie Girardot sort du conservatoire avec deux prix en poche. Très vite, elle se fait engager à la Comédie Française qu’elle quitte quelques temps plus tard pour se consacrer à sa carrière cinématographique. En 1956, Annie joue aux côtés de Robert Hirsh, La Machine à Ecrire. Son interprétation magistrale séduit Jean Cocteau qui voit en elle “le plus beau tempérament dramatique de l’après guerre”.

    Annie se fait aussi remarquer dans Maigret tend un piège de Jean Delannoy et l’Amour est en jeu de Marc Allegret.
    Dès le début des années 60, de nombreux metteurs en scène sollicitent son talent. 1960 sera d’ailleurs une année capitale dans la vie d’Annie. Non seulement elle tourne sous la houlette du grand Viscontti Rocco et ses frères, un de ses films cultes, mais elle fait surtout la connaissance de celui qui deviendra deux ans plus tard son mari, l’acteur italien Renato Salvatori. Son mariage la conduit à mener une double carrière à la fois sur le sol français et italien. Durant cette décennie, Annie Girardot tourne avec les plus grands réalisateurs, Roger Vadim, Marco Ferreri, Marcel Carmé, Claude Lelouch. Ainsi elle se retrouve à l’affiche du Vice et la Vertu, Le Mari de la femme à barbe (1964), Un homme qui me plaît (1969). Cette période est aussi celle des premières récompenses. Ainsi en Italie, elle reçoit le prix d’interprétation à Venise pour Trois chambres à Manhattan de Marcel Carmé, en 1965.

    Mais ce n’est que dans les années 70, qu’Annie Girardot devient une actrice phare du public français. Ce dernier lui voue d’ailleurs un amour sans faille pour ses rôles dans ses comédies populaires. A la fois femme moderne et active, elle se moule parfaitement dans l’esprit des femmes de cette génération. Annie crève l’écran dans Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais…elle cause, de Michel Audiard et Tendre Poulet ou elle incarne une femme flic. Le cinéma français la récompense en 1977 avec le César de la meilleure actrice pour Docteur Françoise Gailland.

    Toutefois, et même si sa carrière est loin d’être finie, les années qui suivent sont loin de lui être aussi propices. Elle est tout de même à l’affiche de films mémorables comme Souvenirs, souvenirs (1984) ou encore Cinq jours en juin (1989) de Michel Legrand. Après une période plus terne, 1996 marque son grand retour avec l’obtention d’un deuxième César cette fois pour le meilleur second rôle pour son interprétation dans le film de son ami de longue date Claude Lelouch, Les Misérables. En 2000, elle a un rôle remarqué dans La Pianiste, film du réalisateur Michael Haneke, qu’elle retrouve en 2003 dans Caché, Puis en 2004, elle joue aux côtés de Jean-Paul Rouve et Gérard Depardieu, dans le premier long métrage d’Eric Toledano et Olivier Nakache, Je préfère qu’on reste amis.

    A partir de 2006, malgré la maladie, Annie Girardot trouve encore la force de jouer comme dans Le temps des porte-plumes de Daniel Duval ou dans C’est beau une ville la nuit, de Richard Bohringer.

    Si la carrière d’Annie Girardot a été plus que prospère au grand écran, il en est de même au théâtre. La comédienne a en effet été dirigée par les plus grands. Notamment par Luchino Visconti dans Deux sur la balançoire où elle donnait la réplique à Jean Marais, mais aussi par Roger Planchon, René Dupuis, Jorge Lavelli, etc. Son rôle fétiche étant Madame Margueritte qu’elle joua de 1974 à 2002 avec toujours autant de plaisir.

    Annie Girardot a eu une fille Giulia Salvatori, auteur d’une biographie intitulée La mémoire de ma mère où elle relate tous les souvenirs de la grande star.

    Annie Girardot est décédée le 28 février 2011.

    Filmographie :

    2007 : Christian, de Elisabeth Löchen
    2007 : Boxes, de Jane Birkin
    2006 : C’est beau une ville la nuit, de Richard Bohringer
    2006 : Le temps des portes plumes, de Daniel Duval
    2005 : Caché, de Michael Haneke
    2005 : Je préfère qu’on reste amis, de Olivier Nakache
    2003 : Prophétie des grenouilles, de Jacques-Rémy Girerd 2002 : Epsteins Nacht, de Urs Egger
    2003 : Paris, je t’aime de Bernardo Bertolucci et Seijun Suzuki
    2002 : Les feux de la rampe, de Philippe Azoulay
    2001 : Ceci est mon corps, de Rodolphe Marconi
    2001 : Des fleurs pour Irma, de Eric Lacroix
    2000 : La Pianiste, de Michael Haneke
    1999 : T’aime, de Patrick Sebastien
    1997 : L’Age de braise, de Jacques Leduc
    1996 : Les Bidochons, de Serge Korber
    1996 : Noces cruelles
    1994 : Les Misérables, de Claude Lelouch
    1993 : Les Braqueuses, de Jean-Paul Salomé
    1992 : Portagli i miei saluti – avanzi di galera,
    1991 : Toujours seuls
    1990 : Merci la vie, de Bertrand Blier
    1989 : Il y a des jours… et des lunes, de Claude Lelouch
    1989 : Comédie d’amour, de Jean-Pierre Rawson
    1988 : Cinq jours en juin, de Michel Legrand
    1988 : The Legendary Life of Ernest Hemingway
    1988 : Prisonnières
    1984 : Adieu blaireau, de Bob Decout
    1984 : Partir, revenir, de Claude Lelouch
    1984 : Souvenirs, souvenirs, de Ariel Zeitoun
    1984 : Liste noire, de Alain Bonnot
    1981 : La Revanche, de Pierre Lary
    1981 : La Vie continue, de Moshé Mizrahi
    1981 : All Night Long
    1980 : Une robe noire pour un tueur, de José Giovanni
    1980 : Le Coeur à l’envers, de Frank Apprederis
    1979 : On a volé la cuisse de Jupiter, de Philippe de Broca
    1979 : L’Ingorgo – Una storia impossibile (Le grand embouteillage), de Luigi Comencini
    1979 : Bobo Jacco, de Walter Bal
    1979 : Cause toujours… tu m’intéresses
    1978 : Le Cavaleur, de Philippe de Broca
    1978 : La Clé sur la porte, de Yves Boisset
    1978 : L’Amour en question, de Andre Cayatte
    1978 : Vas-y maman, de Nicole de Buron
    1978 : La Zizanie, de Claude Zidi
    1977 : Tendre poulet, de Philippe de Broca
    1977 : L’affaire
    1977 : Le Dernier baiser de Dolores Grassjan
    1977 : Le Point de mire de Jean-Claude Tramont
    1977 : Jambon d’Ardenne, de Benoit Lamy
    1977 : À chacun son enfer
    1976 : Cours après moi que je t’attrape
    1975 : D’amour et d’eau fraîche, de Jean-Pierre Blanc
    1975 : Il pleut sur Santagio, de Helvio Soto
    1976 : Docteur Françoise Gailland, de Jean-Louis Bertucelli
    1975 : il Sospetto (le Suspect)
    1975 : Le Gitan, de José Giovanni
    1975 : Il faut vivre dangereusement, de Claude Makovski 1973 : Juliette et Juliette, de Remo Forlani
    1974 : La Gifle, de Claude Pinoteau
    1973 : Ursule et Grelu, de Serge Korber
    1972 : Il n’y a pas de fumée sans feu, de Andre Cayatte
    1972 : Les Feux de la chandeleur, de Serge Korber
    1972 : Traitement de choc, de Alain Jessua
    1971 : La Mandarine, de Edouard Molinaro
    1971 : Elle cause plus, elle flingue, de Michel Audiard
    1971 : La Vieille fille, de Jean-Pierre Blanc
    1970 : Clair de Terre, de Guy Gilles
    1969 : Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais… elle cause ! de Michel Audiard
    1970 : Mourir d’aimer, de Andre Cayatte
    1970 : Les Novices, de Guy Casaril
    1970 : La Storia di una donna, de Leonardo Bercovici
    1969 : La Bande à Bonnot, de Philippe Fourastié
    1969 : Seme dell’uomo
    1969 : Un Homme qui me plaît, de Claude Lelouch
    1968 : Metti una sera a cena (Disons un soir à dîner )
    1968 : La Vie, l’amour, la mort, de Claude Lelouch
    1968 : Dillinger è morto (Dillinger est mort)
    1968 : Bice skoro propast sveta (Il pleut dans mon village), de Aleksandar Petrovic
    1968 : Erotissimo, de Gérard Pirès
    1967 : Les Gauloises bleues, de Michel Cournot
    1967 : Vivre pour vivre, de Claude Lelouch
    1967 : Zhurnalist (The Journalist)
    1966 : Le Streghe (Les Sorcieres), de Pier Paolo Pasolini et Vittorio De Sica
    1964 : Un monsieur de compagnie, de Philippe de Broca
    1965 : Trois chambres à Manhattan, de Marcel Carné
    1965 : Guerre secrète (The Dirty Game)
    1965 : Una voglia da morirede Duccio Tessari
    1964 : Déclic et des claques de Philippe Clair
    1964 : Le Belle famiglie de Ugo Gregoretti
    1964 : La Ragazza in prestito
    1964 : Les autre femmes
    1963 : La Bonne soupe, de Robert Thomas
    1964 : Le Mari de la femme a barbe (La donna Scimmia), de Marco Ferreri
    1963 : Les Camarades (I Compagni), de Mario Monicelli
    1962 : Il Giorno più corto
    1962 : Smog
    1963 : Le Vice et la vertu, de Roger Vadim
    1961 : Le Crime ne paie pas, de Gérard Oury
    1961 : Le Bateau d’Emile, de Denys de La Patellière
    1961 : Les Amours celebres, de Michel Boisrond
    1961 : La Proie pour l’ombre, de Alexandre Astruc
    1960 : La Française et l’amour
    1960 : Rocco e i suoi fratelli (Rocco et ses frères), de Luchino Visconti
    1959 : Recours en grâce, de Laslo Benedek
    1959 : La Corde raide, de Dudrumet Jean-Charles
    1958 : Le Désert de pigalle, de Leo Joannon
    1957 : Maigret tend un piège, de Jean Delannoy
    1957 : L’Amour est en jeu, de Marc Allegret
    1957 : Le Rouge est mis, de Gilles Grangier
    1957 : Reproduction interdite, de Gilles Grangier
    1956 : L’Homme aux clefs d’or, de Leo Joannon
    1955 : Treize à table, de André Hunebelle

    [via] purepeople.com
    publié, le 28 Février 2011

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