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L’ouverture de Cannes 2015 : Déclaration enflammée
du Maître de cérémonie Lambert Wilson

68e Festival de Cannes 2015 - cérémonie

Le bal de la 68e édition du Festival de Cannes a ouvert ses portes ce mercredi 13 mai, Maître de cérémonie pour cette deuxième année consécutive, Lambert Wilson a pris possession de la scène du Grand Théâtre Lumière, après une montée des marches qui a tenu toutes ses promesses et le Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns qui a retenti pour La Tête haute, le film d’ouverture de cette fabuleuse cérémonie.

Malicieusement, Lambert Wilson dans un anglais parfait, a entamé : « Quel plaisir d’être à nouveau ici. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas danser avec l’un de vous », en poursuivant : « Qui aurait dit en 1968 que le festival atteindrait sa 68e édition ? », a déclaré celui que l’on surnommait “Queue de pie” [ “c’était mon petit nom au collège” » en étalant les nouveautés de l’édition 2015, une manière d’introniser Pierre Lescure, le nouveau président du Festival de Cannes.

Invitant son public à fermer les yeux à la manière d’une séance d’hypnose, Lambert Wilson a loué les actrices, « le symbole de l’amour sur lequel tout entier repose le cinéma ». « Le cinéma la met en lumière, il la révèle, il la réveille », a-t-il dit en faisant l’éloge d’Ingrid Bergman, muse de ce Festival de Cannes 2015. Et de poursuivre : « Dès l’avènement du parlant, les actrices ont donné une voix à celles qu’on empêchent [de parler] ».

Le public a ensuite offert une belle standing ovation à Catherine Deneuve, muse de François Truffaut. « Vous, les femmes réalisatrices, productrices, scénaristes, actrices, vous avez changé le regard des hommes », a-t-il déclaré dans un éloge que l’on devinait bien évidemment à l’intention des femmes. À l’heure où le sujet du sexisme dans le septième art fait plus que jamais débat, Lambert Wilson a livré un discours engagé, plein de poésie et de justesse. « Pour moi, le cinéma, c’est une prière, c’est ma prière disait Tarkovski… et Mike Brant aussi », lâche le cinéphile passionné, convaincu que le cinéma ne s’éteindra jamais car « il restera toujours un… ou une cinéaste, pour en rêver ».

Un spectacle de danse sur le thème de Sueurs froides (Vertigo) a suivi. Chorégraphié par Benjamin Millepied, le mari de Natalie Portman, le superbe ballet a permis au maître de cérémonie d’introduire les membres du jury présidé par Joel et Ethan Coen, avec en tête la divine Sophie Marceau. “Pour la première fois en 68 éditions, le Festival a deux présidents de jury. En ces temps de crise, les organisateurs peuvent-ils vraiment se le permettre ?”, a ironisé Lambert Wilson, avant de lancer une courte présentation de « ces deux petits surdoués » au travers de leurs nombreux films dont The Big Lebowski, Barton Fink (Palme d’or en 1991), No Country for Old Men et bien évidemment Inside Llewyn Davis, Grand Prix à Cannes en 2013. Les deux frères ont été honorés d’une émouvante standing ovation devant un Grand Théâtre Lumière qui s’est mis debout pour acclamer les cinéastes américains.

Julianne MooreEt c’est Julianne Moore,
très en beauté comme à son habitude, qui a déclaré ouvert
le 68e Festival de Cannes.
Primée l’an dernier pour Maps to the Stars, la comédienne s’est vu remettre son prix d’interprétation de 2014 par l’élégant Lambert Wilson. « Je n’avais jamais imaginé qu’un jour, je pourrais recevoir un prix à Cannes », a-t-elle avoué, avant d’ouvrir officiellement – et en français s’il vous plaît – le Festival de Cannes.
« Rendez-vous dans 12 jours »,
a conclu Lambert Wilson, impeccable maître de cérémonie.

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