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Claudia Cardinale en remettant le 1er Oscar à l’Algérie :
« Je me suis mise à pleurer quand j’ai ouvert l’enveloppe »

Claudia Cardinale en 2009

Claudia Cardinale lors de la conférence de presse du lancement du calendrier Pirelli à l’InterContinental Hotel sur Park Lane à Londres le 19 novembre 2009

Claudia Cardinale en visite en Algérie, et plus précisément à Oran, nous livre ses impressions à travers un interview accordé à TSA Algérie.

Présentation succincte de la Star

Claudia Cardinale est née à Tunis en 1938, dans un immeuble sur l’avenue Habib-Bourguiba (alors avenue Jules Ferry), le Foyer du combattant, derrière la Petite Sicile. Elle étudie au lycée Cambon, rue de Marseille puis est élue la plus belle Italienne de Tunisie. Le sicilien était la langue parlée dans sa famille et le français la langue apprise pendant son enfance au point que, bien qu’ayant toujours eu la nationalité italienne, elle n’a maîtrisé l’italien qu’à l’âge adulte1.

Ses premiers contacts avec le cinéma ont lieu en 1955 à Venise, durant la Biennale, au cours d’un voyage qui lui a été offert après qu’elle eut gagné, à dix-sept ans, l’élection de « la plus belle italienne de Tunis ». Cependant, désirant être institutrice, elle décline toutes les propositions qui lui sont faites et ne fait qu’une brève apparition dans un court métrage, Anneaux d’or de René Vautier. Ses véritables débuts dans un long métrage se feront en 1958 dans Goha de Jacques Baratier…

❏ C’est votre première visite en Algérie. Vous êtes la star du 8e FIOFA. Quelles sont vos impressions ?
Oui, c’est ma première visite en Algérie, un pays que j’aime énormément. Je suis en train de vivre une expérience extraordinaire et je confirme tout le bien qu’on me disait de ce beau pays. J’ai été vraiment surprise de ma popularité à Oran. J’ignorais que j’étais aussi célèbre. Cela me va droit au cœur.

❏ Et comment vous trouvez la ville d’Oran ?
C’est une ville charmante et accueillante. L’hospitalité des gens et de la ville se ressent, pittoresque, et très festive. Les habitants de cette ville respirent la joie. Ils sont amoureux de la vie et de ses cerises. Je suis allée à la Casbah d’Oran et je l’ai trouvée juste magnifique. J’ai acheté un tas de choses, notamment des bijoux et des fantaisies.

❏ Qu’est-ce que vous gardez comme souvenir marquant du cinéma algérien ?
Le cinéma algérien est très riche de son histoire et de son palmarès. De grands noms ont marqué leur époque, et je pense que la nouvelle génération du cinéma algérien pourrait faire mieux que celle des années précédentes. J’ai eu l’honneur de remettre l’Oscar à l’équipe de Z (film de Costa Gavras, sorti en 1969) qui a décroché l’Oscar du meilleur film étranger pour le compte de l’Algérie. Je me suis mise à pleurer quand j’ai ouvert l’enveloppe, c’est un souvenir très émouvant.

❏ Vous avez dépassé la barre de cent films. Que représente le cinéma pour vous ?
Je suis arrivée à tourner 152 films et je continue de tourner encore. Le cinéma a toujours été ma vie, toute ma vie. Je continuerai de faire face à la caméra tant que je suis encore en vie. C’est simple, le grand écran vit en moi.

❏ Beaucoup de Maghrébins réussissent cinématographiquement en France. Selon vous, le cinéma du Maghreb est assez visible à l’étranger ?
Je trouve que nous devrions faire plus de coproductions entre pays, notamment entre la France et les pays maghrébins, afin de créer plus de visibilité du cinéma algérien et maghrébin en Europe.
Le cinéma américain a pris le dessus en France, et ça m’énerve de voir une telle dominance, d’autant plus que les comédiens et cinéastes français d’origine maghrébine sont très nombreux. D’ailleurs, on m’appelait la Berbère, lorsque je faisais mes premiers pas dans le cinéma.

❏ Quels sont vos nouveautés cinématographiques ?
Je suis sur un projet de deux films américains, un film autrichien et un autre espagnol. Le dernier film sorti était celui d’Emma Thomson que nous avions tourné à Venise.

❏ Que pourriez-vous dire à ces jeunes passionnés du cinéma et qui rêvent de faire une carrière glorieuse comme la votre ?
Les jeunes qui voudraient faire du cinéma doivent développer leurs capacités en permanence. Il faut qu’ils se bâtent pour ce qu’ils croient. «Si je veux, je peux» à toujours été ma devise, et ce depuis mon jeune âge. Il faut lutter contre le désespoir et surtout être plein d’énergie.

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