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Danièle Delorme, la comédienne qui a marqué le cinéma populaire est décédée

Danièle Delorme 17 mars 2009

Danièle Delorme présente ses mémoires à Paris, le 17 mars 2009

L’actrice Danièle Delorme, figure du cinéma populaire français, est décédée samedi 17 octobre 2015 à Paris à l’âge de 89 ans. Elle était malade depuis plusieurs années.

Danièle Delorme Paris 2004

Danièle Delorme à Paris en 2004

Danièle Delorme a marqué le cinéma populaire français comme la vie personnelle de plusieurs figures du septième art national, devant la caméra comme en coulisses. Marie-France Beaucourt, directrice de la galerie d’art parisienne An. Girard, que Danièle Delorme avait créée pour présenter les oeuvres de son père, le peintre et affichiste André Girard, a indiqué a l’AFP que : « Danièle Delorme s’est éteinte dans son sommeil samedi. Elle était malade depuis plusieurs années. C’était une belle personne, une grande amie des arts ». Promise d’abord à une carrière de pianiste avant que la guerre n’en décide autrement, elle avait débuté au cinéma en 1942 avec La Belle aventure de Marc Allégret, cinéaste qu’elle retrouvera à plusieurs reprises, avant de franchir un cap après Gigi (1949). Suivront ensuite Si Versailles m’était conté… de Sacha Guitry, Voici le temps des assassins de Julien Duvivier, Le Septième Juré de Georges Lautner, et, bien entendu, le doublé Un éléphant, ça trompe énormément / Nous irons tous au paradis, deux films signés Yves Robert.

Danièle Delorme, c’est en outre une vie amoureuse aussi tumultueuse que le fut sa carrière. Après s’être remise de la rupture avec son premier amour, Gérard Philippe, elle s’est mariée avec Daniel Gélin (le grand-père d’Hugo Gélin), avant de finir dans les bras d’Yves Robert, formant avec le réalisateur, parmi les plus prolifiques du cinéma populaire (La guerre des boutons, La gloire de mon père…), un couple qui aura duré 50 ans, jusqu’à la mort du cinéaste en 2002. Certains se souviendront d’un Yves Robert amoureux et déchiré entre deux femmes, Danièle Delorme et sa femme de l’époque, Rosy Varte. Un “vrai vaudeville”, dira d’elle-même Danièle Delorme, qui raconte cette idylle dans ses mémoires publiés en 2008, Demain, tout commence. À ses côtés, c’est surtout en tant que productrice que Danièle Delorme se distingue, avec bien sûr, La Guerre des boutons en 1962, suivi, deux ans plus tard, de Les Copains, puis L’Eté 36 (1986). Elle produira également Jacques Doillon (La Drôlesse), Jean-Marie Périer (Sale rêveur) Alain Cavalier (Martin et Léa), Elie Chouraqui (Qu’est-ce qui fait courir David ?) et son petit-fils Hugo Gélin (Comme des frères).

Ses obsèques auront lieu vendredi au cimetière du Montparnasse à Paris.

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