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Volumes de ventes historiques pour PSA Peugeot Citroën

Entre janvier et juin 2010, le groupe PSA Peugeot Citroën a vendu 1 856 000 véhicules dans le monde. Cette hausse de 16,9 % équivaut à un record historique.

À la rentrée, la Citroën C4 de nouvelle génération doit accentuer le renouvellement des gammes. Photo Darek Szuster

Jean-Marc Gales, le directeur des marques PSA, arborait hier un large sourire : jamais le double constructeur n’a vendu autant de véhicules que durant ce premier semestre 2010. Très précisément 1 856 000 unités (véhicules montés et éléments détachés), soit une hausse de 16,9 %.

Le chiffre impressionne, dans un contexte pas encore complètement remis de la crise, mais il faudra attendre un peu pour savoir s’il est validé par une performance financière au diapason, compte tenu de la guerre des prix parasitant le secteur. PSA, qui publiera ses résultats semestriels le 28 juillet, prévoyait en avril un résultat opérationnel courant « largement positif » sur les six premiers mois de l’année. Au premier semestre 2009, ce résultat était négatif de plus de 800 millions d’euros, avant de se ressaisir au second (+ 137 millions).

Progrès sur tous les fronts
En tout état de cause, PSA progresse sur tous les fronts : en Europe (où sa part de marché gagne un point, à 14,6 %, avec une hausse des ventes de 7,7 % sur un marché en hausse de 1,1 %) et hors d’Europe, avec des ventes à la grande exportation pesant 36 % du global (42 % pour Peugeot), soit deux points de mieux.

Le groupe profite directement du net redressement du marché mondial, et notamment chinois (+27%, mais +49 % pour les ventes PSA) et sud-américain (+11%). Cerise sur le gâteau, le groupe renforce son leadership européen dans le secteur des véhicules utilitaires, avec une part de marché en hausse de 22,4 %. Accessoirement (?), Peugeot consolide, avec 1 093 000 véhicules vendus, son rang de première marque française dans le monde ; mais bon, la concurrence est limitée…

Au moins autant que du réveil du marché, l’explication vient du judicieux renouvellement d’une gamme entraînée, en Europe, par le duo sochalien Peugeot 3008/5008 — la troisième équipe sochalienne est prolongée jusqu’à fin 2011 — et le couple Citroën C3/DS3, et en Chine par les Citroën C4 et C5 et la Peugeot 408.

Le lancement, à la rentrée, de la nouvelle génération de Citroën C4 puis, début 2011, de sa version premium DS4 (toutes deux fabriquées à Mulhouse), et de la remplaçante de la Peugeot 407 devrait enfoncer le clou, tandis que la commercialisation imminente des véhicules électriques (Peugeot iOn, Citroën C-Zéro) et du premier hybride diesel-électrique (Peugeot 3008 Hybrid4) devrait conforter la domination du groupe en matière de voitures propres : 40 % des ventes sont actuellement assurées par des véhicules émettant moins de 120 g.

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Retournement en vue
Reste à savoir si le second semestre sera de la même veine. Le marché européen semble glisser sur une pente savonneuse, avec des ventes en retrait de 7,6 % au deuxième trimestre (+ 9,4% au premier), effet direct de la réduction, voire de la suppression des primes à la casse.

Philippe Varin, le président de PSA, comme la plupart de ses homologues européens, prévoit du reste une baisse des ventes européennes de l’ordre de 9 % cette année, et s’il veut maintenir ses volumes, PSA va devoir gagner de nouvelles parts de marché en Europe ou, plus sûrement, progresser encore à la grande exportation.

La Chine reste la priorité des priorités, et Jean-Marc Gales a confirmé que le groupe signera, demain, un accord avec le Chinois Changan, concrétisant la lettre d’intention paraphée en mai en vue de créer une coentreprise dans le secteur des véhicules utilitaires légers et des « véhicules particuliers répondant aux meilleures normes environnementales ». Également dans le collimateur, l’Inde avec, officieusement, un projet d’usine dans ce pays, mobilisant quelque 700 millions d’euros.

Enfin, l’hypothèse d’une voiture low cost n’est plus exclue avec autant d’assurance qu’il y a quelques mois, mais elle ne s’appellera ni Peugeot ni Citroën… Talbot alors ?

[via] Jacques Prost,lalsace.fr

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