Revue News

Le Magazine populaire de la vie au quotidien

Jean-Paul Belmondo fête son anniversaire de 80 ans

Jean-Paul Belmondo fête ses 80 ans aujourd’hui

80 ans, Un âge sage et un anniversaire, que Jean-Paul Belmondo a préparé avec ses proches, tous réunis pour fêter avec lui cet évènement. Sa fille Stella, son rayon de soleil, comme il le dit si bien, la petite fille qu’il a eue avec Natty, était aussi de la partie, ravie d’être avec toute sa famille. L’acteur était chez son fils Paul et sa femme Luana ce week-end pour organiser la fête. Sa fille Florence, qui vit aux États-Unis, a traversé l’Atlantique pour lui, avec ses trois enfants, Christopher, Nicholas et Annabelle.

Il y a 30 ans, le Minitel était inventé à Rennes

Bernard Marti présente l'une des dernières versions du Minitel : Sillage.Photo : Ouest-France

Le Minitel cessera de fonctionner le 30 juin 2012. L’un de ses inventeurs rennais, Bernard Marti, se souvient de l’ingéniosité qu’il a alors fallu déployer…

En 2000, le Minitel était utilisé par un Français sur deux !

Le Minitel vient d’obtenir un sursis. France Telecom ne stoppera pas son exploitation en septembre prochain comme initialement annoncé. Mais le 30 juin 2012. Soit exactement 30 ans après son lancement commercial.

Le succès de ce boîtier aura été considérable en France. En 2000, le Minitel était utilisé par 25 millions de personnes (soit près d’un Français sur deux !) et 9 millions de terminaux étaient en service dans l’hexagone.

Le Minitel, une « success-story » née à Rennes. Photo : Ouest-France

Le Minitel, un drôle de boîtier créé à Rennes

Mais qui se souvient encore de son lancement ? Le Minitel est en grande partie né dans la capitale bretonne. Ce sont les travaux d’une équipe du CCETT de Rennes (1) que dirigeait Bernard Marti, qui ont donné naissance à ce boîtier.

Au milieu des années 1970, les Britanniques ont mis au point leur propre système télématique. « Mais celui-ci ne permettait d’écrire qu’en anglais. Il ne prenait pas en compte les accents, les majuscules, les cédilles… », rapporte Bernard Marti, polytechnicien et ingénieur en télécommunications.

Il prend en compte les accents

Son équipe confie donc à l’université de Rennes 2 une étude linguistique sur les langues européennes issues du latin. Celle-ci déterminera qu’il n’existe pas seulement 26 lettres dans l’alphabet. Mais en tenant compte des multiples signes graphiques, les diverses langues européennes totalisent 212 lettres différentes…

Cette première difficulté levée, l’équipe de Bernard Marti met au point le système Antiope qui permet de coder et de transmettre ces différents signes.

Dans un premier temps, il s’agit de télétexte. Autrement dit, les données sont transmises par le réseau hertzien, sur un récepteur de télévision. L’idée d’utiliser le réseau téléphonique viendra (indirectement) de l’URSS…

La remarque d’un officiel russe…

En août 1976, l’équipe de Bernard Marti effectue une démonstration d’Antiope à Moscou. Objectif : convaincre les Soviétiques d’adopter le système français de communication en vue des Jeux olympiques de 1980.

L’un des officiels soviétiques, visiblement intéressé, demande un peu à la surprise générale : « Mais votre système fonctionne-t-il via le téléphone ? » Sans hésiter, Bernard Marti répond : « oui ». Son équipe se remet au travail. La version finale du Minitel est désormais dans les tuyaux…

Série de tests en Ille-et-Vilaine

Avant son lancement officiel, plusieurs tests seront préalablement menés. En juillet 1980, à Saint-Malo, 55 personnes sont équipées de l’annuaire électronique. En 1981, l’expérience est étendue à 4 000 foyers en Ille-et-Vilaine, notamment à Bruz et à Betton. D’autres tests seront réalisés à Vélizy. Finalement, le 4 juin 1982, les PTT lancent la commercialisation du Minitel auprès du grand public.

« Je ne me souviens que d’un véritable couac. À la fin du mois de juin 1982, lorsque les enfants se sont retrouvés en vacances, ils se sont rués sur le Minitel. L’appareil proposait aussi des jeux », rapporte Bernard Marti. Conséquence : le réseau fut saturé durant trois jours. Il avait été sous-dimensionné… Son succès était en marche.

(1) le centre commun d’études de télévision et de télécommunications à Rennes.
[Via] Pierrick Baudais, ouest-france.fr

Catégories
Archives
GRAND Galleries
GRAND Galleries