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Le nuage de cendres provoque l’annulation de 250 vols mardi

Le nuage de cendres volcaniques en provenance d’Islande a provoqué l’annulation de 250 vols mardi, essentiellement à destination ou au départ de l’Ecosse, mais les experts estiment que le scénario du printemps 2010 ne se répétera pas.

Devant le tableau des départs à l'aéroport d'Edimbourg, en Ecosse. La propagation du nuage de cendres volcaniques a conduit mardi à l'annulation de dizaines de vols en Ecosse et à la fermeture partielle de l'espace aérien danois mais les experts estiment que le scénario du printemps 2010 ne se répétera pas. (c) Copyright Thomson Reuters 2011 / David Moir


Les autorités britanniques et irlandaises ont abondé dans ce sens.

“Nous ne fermerons pas l’espace aérien (de la Grande-Bretagne)”, a dit le secrétaire britannique aux Transports, Philip Hammond, au micro de la BBC.

L’aviation civile irlandaise (IAA) a, de même, annoncé qu’il n’y aurait aucune fermeture d’aéroports. “Tous les aéroports irlandais resteront ouverts mais certains vols pourraient être affectés par des restrictions imposées par d’autres prestataires de service européens”, précise l’IAA.

Eurocontrol, l’organisme qui gère l’espace aérien européen, a recensé 250 vols annulés dans le nord de la Grande-Bretagne et estime que les cendres volcaniques pourraient perturber dans la journée le trafic au Danemark et dans le sud de la Scandinavie.

L’éruption ce week-end du volcan Grimsvotn a fait craindre que le transport aérien ne revive les perturbations majeures provoquées, il y a un an, par les cendres rejetées dans l’atmosphère par un autre volcan islandais, l’Eyjafjöll.

Cent mille vols avaient alors été annulés et dix millions de passagers bloqués, pour un manque à gagner estimé à 1,2 milliard d’euros pour le transport aérien.

Mais les premières conséquences des cendres du Grimsvotn restent limitées et les experts pensent qu’il y a peu de risque qu’elles provoquent une situation de crise comparable.

Même s’il est trop tôt pour en tirer des conclusions, la violence de l’éruption semble en outre avoir perdu de son intensité.

Mardi, le panache de cendres rejeté par le volcan oscillait dans des altitudes comprises entre 3.000 et 6.000 mètres contre 10.000 mètres la veille.

Sur CNN, le président islandais Olafur Grimsson a reconnu que l’éruption était “monumentale” mais a affirmé qu’elle ne provoquerait pas le même chaos que l’Eyjafjöll. “Pour ce qui est de l’Europe, a-t-il ajouté, cela ne ressemblera en rien à ce qui s’est passé l’an dernier. Il s’agit d’une éruption différente, et je pense aussi que l’Europe est mieux préparée désormais.”

La compagnie néerlandaise KLM, du groupe Air France-KLM, a annulé 16 vols qui étaient prévus en direction ou au départ d’Aberdeen, de Glasgow, d’Edimbourg et de Newcastle. British Airways a également procédé à des annulations, de même que les compagnies Flybe, EasyJet et Aer Lingus.

La compagnie à bas coûts Ryanair, très critique sur les interdictions de vol, a annoncé à la mi-journée qu’un de ses appareils avait traversé sans encombre une zone à “haute concentration en cendres” au-dessus de l’Ecosse.

“Ryanair pense qu’il n’existe aucun risque pour les avions sur les liaisons à destination et au départ de l’Ecosse”, relève la direction de la compagnie dans un communiqué dénonçant les “annulations inutiles”.

Redoutant les cendres volcaniques, le président américain Barack Obama a toutefois écourté sa visite en Irlande et s’est envolé dès lundi soir pour Londres, deuxième étape de sa tournée diplomatique en Europe.

Même précaution pour Pep Guardiola, l’entraîneur du FC Barcelone, qui a décidé d’avancer le déplacement de son équipe à Londres où aura lieu samedi au stade de Wembley la finale de la Ligue des champions, contre Manchester United.

Les joueurs et le staff du Barça partiront mardi dans la soirée. L’an dernier, piégés par l’Eyjafjöll, ils avaient dû se rendre en bus à Milan pour la demi-finale aller de la compétition européenne.

En France, qui accueille jeudi et vendredi un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du G8 à Deauville, les autorités ne s’attendent à aucune perturbation avant jeudi.

“Pour les 48 prochaines heures, il n’y a strictement aucun risque sur l’espace aérien français”, a déclaré le secrétaire d’Etat aux Transports, Thierry Mariani, lundi soir sur France 2.

avec Ingolfur Juliusson à Reykjavik et Philip Blenkinsop à Bruxelles, Jean-Stéphane Brosse, Guy Kerivel et Henri-Pierre André pour le service français, édité par Gilles Trequesser

[via] Michael Holden et Omar Valdimarsson, laprovence.com

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