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Parker joue pour la France, pas pour l’argent

Tony Parker décrochera-t-il la Lune, dimanche ? Photo : Reuters

Après leur victoire d’hier contre la Grèce, les basketteurs français disputeront une demi-finale du championnat d’Europe ce vendredi, en Lituanie. Le patron des Bleus, c’est Tony Parker, l’une des vedettes du sport français. Le meneur de jeu évolue en club aux États-Unis. Mais il voue une véritable passion à l’équipe de France qu’il veut emmener aux JO de Londres.

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❏ Tony Parker a choisi : il enfile le maillot de l’équipe de France et s’enferme dans une salle avec ses petits camarades basketteurs.

Tout ça entre deux longues saisons de NBA, le championnat nord-américain considéré comme le meilleur du monde. Du coup, il aligne 112 sélections nationales, en une dizaine d’années, sans compter les matches avec les équipes jeunes.

Pourquoi ? Pas pour l’argent, c’est sûr…
Il a d’ores et déjà fait cadeau de ses primes en cas de victoire finale à l’Euro de basket qui se déroule en Lituanie.

Alors, qu’est-ce qui fait courir TP (prononcer « tipi ») ? Réponse martelée après l’un des matches de qualification, dans lequel le meneur de jeu de 1,86 m a une nouvelle fois brillé : « Je joue avant tout avec les Bleus pour gagner des titres. Sinon, je resterais à la maison. Je n’ai rien remporté avec l’équipe de France. Je suis frustré ! Onze ans que je cours après une médaille d’or… J’aime vraiment cette équipe avec laquelle je veux me qualifier pour les Jeux olympiques de 2012 à Londres. »

Oui, le fils d’un Américain et d’une Néerlandaise, qui a grandi en Normandie, a la fibre patriotique, fier de sa Légion d’honneur, désireux de gagner pour lui et pour son pays.

Peut-être plus que jamais, il reste un compétiteur obsessionnel, monomaniaque. « Il a cette exigence personnelle qui n’appartient qu’aux champions hors norme », estime son entraîneur, Vincent Collet.

« Tony me bluffe toujours. Quand il était petit, il notait déjà ses objectifs sur de petits bouts de papier, raconte sa maman, Pamela, présente en Lituanie, comme son père, Tony senior, et ses deux frères, Terence et Pierre. C’est un perfectionniste. Il n’aime pas perdre ! Mon fils est très impliqué dans tout ce qu’il fait. Par exemple, il a engagé un cuisinier personnel pour mieux s’alimenter et réduire sa masse graisseuse. Il est également exigeant avec les autres mais tout en diplomatie. C’est sa force mais aussi son talon d’Achille. Il prend tout sur lui ! À un moment donné, le basket, ça saoule (sic). J’essaie de lui amener autre chose, un équilibre émotionnel. »

« Je ne néglige rien »

Un jardin secret qu’il cultive au milieu des siens, à San Antonio, la ville du Texas où il joue depuis 2001. Ou avec son ami, le footballeur Thierry Henry. « Le courant passe bien entre eux. Ils ont vécu la même chose : la célébrité très jeune, la pression médiatique. »

Une pression qui s’accroît au fur et à mesure que le championnat d’Europe de basket avance. La demi-finale se disputera aujourd’hui. « J’y crois parce qu’il est dans la meilleure forme de sa vie », estime son père, lui-même ancien basketteur professionnel.

« Michael Jordan, l’icône du basket, m’a donné envie de jouer. J’avais son poster accroché dans ma chambre pendant toute mon adolescence. » Tony Parker n’a jamais caché l’admiration qu’il éprouvait pour celui qui est considéré comme le meilleur basketteur de tous les temps dont il a repris la maxime : « Le talent gagne les matches, mais le travail d’équipe et le mental remportent les championnats. » Talent, travail, mental… Un triptyque que le joueur français respecte à la lettre.

Il fut le premier meneur de jeu européen à être titulaire dans une équipe américaine. Cela lui donne une véritable aura auprès de ses coéquipiers. « C’est le meilleur Français qui ait jamais joué sur un terrain de basket », souligne son coéquipier en équipe de France, Joakim Noah, le fils de Yannick, présent hier à Kaunas.

Chez les Bleus, Parker, c’est le boss, même si le titre de capitaine est porté par son ami, Boris Diaw. « Quand certains veulent sortir un peu après une victoire, il est là pour dire : ‘Les gars vous restez ici’ », raconte un de ses partenaires. « Je crois que c’est mon année, alors je ne néglige rien », confirme TP.

À 29 ans, il est l’un des rares basketteurs français à être connu au-delà de son sport. Une vedette planétaire dont les faits et gestes sont scrutés, analysés, décortiqués. Comme une rock star, il est traqué par les chasseurs d’autographes. Son divorce avec l’actrice américaine Eva Longoria, une des héroïnes de la série télévisée Desesperate Housewives, a fait la une des gazettes du monde entier.

Sa cote d’amour n’en a guère souffert. Parker poursuit sa route ! « Sky’s the limit ! » (le ciel est sa seule limite) disent ses fans. Pour TP, une médaille d’or, dimanche, ce serait véritablement décrocher la lune.

[Via] Alain Moire, ouest-france.fr

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