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Régifilm met en vente aux enchères ses accessoires
avant fermeture définitive.

Regifilm - accessoires [a]

Régifilm ferme ses portes d’ici la fin de l’année et une première session de vente aux enchères se tiendra du lundi 22 septembre au mercredi 24 septembre pour écouler le stock d’accessoires et de décors.

Cette entreprise familiale louait au cinéma, au théâtre et à la télévision des objets en tout genre pour les besoins de tournage depuis 55 ans. « C’est mon père, Jean, qui a lancé l’affaire en 1959 après avoir longtemps été régisseur de films, raconte Jean-Claude Alexandre, qui a pris la suite en 1987. Il lui a fallu quatre années pour se constituer un stock et ouvrir boutique ».

Aujourd’hui, les 1.600m² d’entrepôts, situés 60 rue Amelot (11e) débordent d’objets en tout genre donnant à la boutique des allures de joyeux bazars où les époques comme les continents s’entremêlent. Ajoutez à cela les escaliers qui grincent et l’odeur bien particulière d’une brocante, et le lieu devient vite magique. «Combien y a-t-il d’objets? Aucune idée, sourit Jean-Claude Alexandre. Peut-être 5.000.» Le propriétaire des lieux peine aussi à citer des films qui ont mis à contribution ses accessoires. « C’était compliqué de tenir un registre. On répond à des commandes tous les jours et les sociétés de production ne nous donnent pas toujours le nom du film. D’ailleurs, la plupart ne le connaissent pas encore lorsqu’ils viennent nous voir ».

L’âge d’or de Régifilm

Pour Régifilm, l’âge d’or, c’était en 1975 « Il y a eu quelques films de Luc Besson », lance tout de même sa secrétaire. « Valmont, de Milos Forman », ajoute la société Ader-Normann, en charge de la vente aux enchères. « Ou encore Populaire avec Romain Duris », raconte Franck Rouchés, régisseur indépendant, croisé lundi dans les allées de Régifilm à la recherche de casques de mineurs pour les besoins d’une publicité. « Populaire se passait en 1958 et il nous fallait des micros, des magnétophones d’époque », précise-t-il. Voilà le genre de défi que Jean-Claude Alexandre avait à relever. A 68 ans, l’homme n’est pas si mécontent de tirer. L’âge d’or de Régifilm était de toute façon depuis longtemps passé. « Nous étions 15 employés dans les années 1975 ». L’informatique et internet sont passés par là. Le cinéma français est désormais moins gourmand en accessoire et « privilégie le web pour passer commande », précise Nathalie, la fille de Jean-Claude. Elle a décidé de ne pas reprendre l’affaire, « ce n’était pas viable », lance-t-elle tout simplement.

1.000 premiers lots entre lundi et mercredi

« Dommage, rétorque Franck Rouchés. Il n’y a que deux ou trois endroits comme celui-ci à Paris et je crains la dispersion du stock de Régifilm entre de nombreux collectionneurs ». L’éparpillement sera difficile à éviter. Ader-Normann attend 200 à 300 personnes par jour, la semaine prochaine, pour la première session de ventes aux enchères. Elle se déroulera dans les locaux de Régifilm et concernera 1.000 premiers lots.

Trois jours de visites avant dispersion
Cela vaut le coup de se perdre dans les allées de Régifilm. Avant la dispersion des objets, le détour est encore possible. De ce jeudi 18 au samedi 20 septembre, l’entreprise de Jean-Claude Alexandre, située au 60 rue Amelot (11e) ouvre ses portes au public, chaque jour de 11h à 18h.

 

La vente aux enchères, elle, se déroulera du lundi 22 au mercredi 24 septembre,
chaque après-midi à partir de 14h.
Toutes les informations sont sur le site d’Adern-Normann.

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